Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 11:40

Purée, je n'ai rien écrit écrit depuis des semaines, ça craint... Pour quelqu'un qui avait des tonnes de choses à raconter c'est mal barré. Enfin... J'ai quand même écrit beaucoup de choses, mais rien de publiable, simplement parce que tout ce que j'ai pu écrire sur papier me semblait un immonde maelström indigeste, une soupe infâme, terriblement inintéressante et fade. Il faudrait que je me résolve à ne pas me prendre la tête avec ça, que je me convainque que ce que j'écris n'est pas si mauvais que ça, sinon, je ne me lancerai jamais.
J'ai dans mes tiroirs, des histoires intéressantes sur des trottoirs trop étroits, sur un gars qui accumule, sur un livre qui m'a vraiment énervé, sur un fascicule préventif que l'on m'a donné au travail, sur la confiture de mûres, mais je ne parviens pas  les mettre en forme. Alors je me suis posé une question : " j'arrête ?" (ai-je vraiment jamais commencé ? ). Et je suis allé me balader sur des blogs. Plein de blogs, des tonnes ! De tout style, de toutes les formes. Je voyageais de liens en liens, certaines fois en lisant attentivement, d'autres en survolant à peine. J'y ai vu de tout, vraiment de tout. Du pathos, du cul, des journaux intimes, des Goths, des mecs qui font du tuning, des auteurs de nouvelles, des bricoleurs, des collectionneurs en tout genre ( ça fiche vraiment les jetons ça). Et de la-haut, perché sur mon petit nuage, je me suis vu moi. Perdu dans cet immense tourbillon d'information, prisonnier de cette gigantesque toile, sans rien lui avoir apporté, alors que j'estime avoir ma petite place dans tout ce foutoir. Là, le vide, un gouffre s'ouvre sous mes pieds. Paré des plus nobles intentions il y a quelques semaines, je me rends compte que j'ai rien foutu ! Pourquoi ? Comment est-ce que je peux l'expliquer ?
Je crois avoir trouvé une réponse en fait à ce problème. Je souffre d'un syndrome qui me poursuit depuis longtemps. J'ai peur de la comparaison, du jugement. Et ce dans tout ce que je fais, je dis bien dans tout. Tenez, par exemple, je fais de la musique depuis longtemps. Bon... Il y a des tonnes (des kilos plutôt) de titres ou de morceaux que j'ai écrit que personne n'a écoutés, pour la seule raison que j'ai la trouille que ça ne plaise pas. Et je n'arrive pas à m'en foutre. Je pourrais me dire : " l'essentiel, c'est que ça te plaise à toi, l'avis des autres tu te le tailles en pointe", mais non, je suis entièrement dépendant de ce putain d'avis des autres. J'ai besoin que ce tout ce que je fasse plaise, et je déteste ça. En fait c'est un égoïsme inversé. Et plus j'y pense, plus je réalise que c'est applicable à la somme de tout ce que j'ai pu faire jusqu'à présent. Je ne parviens pas à ne penser qu'à ma gueule. Certains pourraient croire que c'est une qualité. Voilà le genre de conneries qu'on pourrait me dire à ce sujet : " mais écoutes, c'est bien de penser aux autres, l'ouverture, écouter c'est important..." et blah blah blah... j'ai l'impression d'être dans les pompes du Dr Sachs (excellent roman cependant de Martin Winckler, mangez-en). Bon, je grossis le trait, j'exagère un peu, c'est de l'écriture après tout, et j'aime bien faire une caricature de moi-même, mais c'est vrai que c'est tout de même un peu ce que je ressens. Alors voilà, je vais tenter de franchir ce cap, de grandir un peu et d'essayer de faire ce que je veux. Je vais m'exposer,et purée... rien que d'y penser ça me colle une frousse d'enfer, mais sinon, je sais pertinemment que je ne ferai jamais rien ( je me connais, hein ? ). C'est d'ailleurs un signe, le fait que je n'ai jamais filé le lien de ce blog à qui que ce soit ( 2 personnes en tout et pour tout, super ! ).
Donc, voilà, c'est reparti ( ou plutôt, c'est parti devrais-je dire ). Nouvel article ce soir sur un livre que je lis, et qui franchement, m'a sérieusement mis en pétard !!! Oh, nom d'une pipe en bois, je suis chaud là !

                                                                                                                                                               Mr Wem.



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Samedi 1 août 2009 6 01 /08 /Août /2009 13:00
Bonjour !

Titre rempli de paradoxe, n'est-il pas ? J'ai donc pas mal écrit ( quantitativement parlant s'entend ) pendant mon escale lyonnaise, ahhh... les vacances....
Cet après-midi, je vais aller lire des BD, et après, je vais tacher de tout retranscrire mes brouillons, et aussi d'affiner un peu ma mise en page, pour soulager vos yeux. ça va être beau. Ou pas.

                                                                                                                                                                     
                                                                                                                                                                               Mr Wem.
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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 13:53

Maintenant que les présentations sont faites, je vais rentrer dans le vif du sujet. Un bon verre de vin et quelques cigarettes m'accompagneront, et je ne vous parle pas de la musique que j'écoute. Dans le cadre de mon travail ( je n'ai pas encore envie de dire ce que je fais, ça n'a que très peu d'intérêt ), j'ai la chance de voir beaucoup de monde. Énormément de monde même. Si par certains côtés ça peut très vite devenir gonflant, et croyez moi, ça l'est très souvent, il est évident que c'est une source intarissable d'histoires, d'anecdotes, de situations, de tronches, de réflexions. J'ai relativement peu de contacts avec toutes ces personnes. Certains jours, il m'arrive même de ne parler à personne d'autre qu'à mes collègues. En fait, l'on ne m'adresse que rarement la parole, et la plupart du temps, ça n'est que pour me demander un stupide renseignement. Il m'arrive en revanche de faire le premier pas dans le dialogue ou l'échange. Le mépris que l'on peut ressentir à mon égard force un peu ma nature, et cela devient à certains moments comme une obligation pour moi de démontrer qu'en dépit de l'ingratitude de mon travail, je ne suis pas une personne méprisable. Appelez cela de la fierté, de l'amour propre, moi j'appelle cela de l'estime de soi. Quand on fait ce genre de travail, l'on peut perdre très facilement cet estime de soi-même, et l'image que l'on projette rassure beaucoup de monde. Si ça les rassure, alors peut-être devrais-je m'estimer riche de ce pouvoir ? Peut-être.

Il est amusant de voir dans un laps de temps très court défiler un aussi large panel de notre société : des jeunes, des vieux, des mamans, des papas, des enfants, des handicapés, des jolies filles, des moches, des pétasses, des minces, des grandes, des racailles, des grands, des petits, des gros, des maigres, des costard-cravates, des clodos heureux, des clodos tristes, des clodos qui puent, des gens ivres, des gens défoncés, et toi, et vous. Derrière chacun de ces visages, il y a une vie. Cela paraît évident à énoncer, mais y pensons nous souvent ? Chacune de ces personnes que je viens de citer est un in-di-vi-du, je le répète : IN-DI-VI-DU. Définition du terme individu : tout être organisé d'une manière autonome et qui constitue une unité distincte dans sa propre espèce. Il/elle va rentrer chez lui/elle, et continuer d'exister en tant que personne. Il/elle va retrouver sa femme/son mari, ses amis, son chien, ses factures à payer, ses problèmes à régler, dormir, manger, jouir, tout ce que vous faites, tout ce que nous faisons. Des gens passionnants probablement, des gens qui ont d'incroyables histoires à raconter. Et pourtant, pourtant, dans la « masse » , dans cette marrée humaine qui passent chaque jour devant mes yeux, ce ne sont que des jeunes, des vieux, des mamans, des papas, des enfants, des handicapés, des jolies filles, des moches, des pétasses, des minces, des grandes, des racailles, des grands, des petits, des gros, des maigres, des costard-cravates, des clodos heureux, des clodos tristes, des clodos qui puent, des gens ivres, des gens défoncés, et toi, et vous. En y réfléchissant un peu, l'on pourrait trouver cela triste. Moi j'ai trouvé çela triste, et j'ouvre les guillemets pour me citer : « Tant de monde, tant de vies, si peu d'intérêt les uns pour les autres, mais que diable est devenue notre société ?! ». Et puis, à un moment donné, j'ai trouvé cela juste, normal. Il me semble évident que si les gens peuvent me mépriser ( à travers mon travail s'entend ), c'est qu'à leurs yeux, à vos yeux, je suis une des personnes de la liste, qui plus est leur offrant un reflet gratifiant d'eux-mêmes. Je suis une petite particule, quasi-invisible qui vous chuchote à l'oreille « t'es pas si nul que ça, regarde le travail minable que je fais ». Et ça c'est déjà un motif de satisfaction. Cependant, je ne saurais m'en contenter. J'ai besoin d'être autre chose que cette particule. Et cela arrive parfois, des moments magiques où je deviens quelqu'un. Une bonne-sœur un jour, d'un certain age, après lui avoir rendu un service dérisoire, me propose un pourboire. D'une part je n'aime pas les récompenses, d'autre part, voir cette petite bonne femme ouvrir son porte-monnaie presque vide pour m'offrir une pièce en remerciement de ma sollicitude m'a profondément attristé. Je lui ai rendu service, je ne lui ai rien vendu, je n'ai fait aucune prestation monnayable, j'ai juste fait preuve de gentillesse. La gentillesse serait-elle subitement devenue payante ? Devant mon insistance pour affirmer l'entière et sincère gratuité de mon service, elle cède et me dit : « je ferai une prière pour vous ce soir »... Qu'elle l'ait fait ou non, n'a que peu d'importance, mais qu'elle souhaite m'impliquer dans son rituel quotidien de requête et de remerciement à Dieu à qui elle a offert sa vie, son amour, efface d'un geste de la main, des années de mépris et d'ignorance de mon existence.

Ce qui est à retenir de cette histoire est que nous existons tous, vous, toi et moi. Nous existons.

 

 

                                                                                                                                                                           Mr Wem

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Jeudi 23 juillet 2009 4 23 /07 /Juil /2009 09:09
Voilà, ceci est mon premier article sur un blog vraiment à moi tout seul. Pourquoi ce blog ? J'avoue n'avoir moi-même pas vraiment la réponse à cette question, mais je pense, juste une vague idée. L'envie d'écrire... et quand je parle d'envie d'écrire, je ne parle pas de "lanvi d'ékrir". Je n'ai pas envie de faire un blog pour montrer ma bobine, montrer mon chat ou ma voiture tunée, ou je ne sais quelle autre futilité. J'ai envie de raconter ce que je vois, sens, et fais. Il se trouve que ma vie est en mutation en ce moment, vraiment. Je ne saurais pas en expliquer tout le mécanisme, le processus de ce changement, mais un profond boulversement est en train de se produire. L'on peut dire que j'ai un travail merdique et ingrat, et, à la limite, je ne peux m'en plaindre car j'en suis le premier responsable (voyez-vous ? un regard sur moi-même dû à ma mutation). J'ai un travail merdique, disais-je, mais depuis quelques semaines, ce travail m'apporte autre chose qu'un salaire désiroire, autre chose que le mépris que je discerne dans le regard de certaines personnes se croyant socialement plus épanouis que moi, voire même parfois de la compassion ( quelle horreur ) : il m'apporte une conscience. Alors, je vais pas non plus raconter n'importe quoi, une conscience, j'en avais une avant. De celles qui vous disent, tu devrais pas faire ci, tu ne devrais pas faire mi, ce dernier verre de vin est-il raisonnable ? Et blah blah blah... Je ne peux pas citer tout ce qu'elle a bien pu me raconter - la mienne est vraiment très bavarde et j'aime à la provoquer - mais depuis quelques mois, elle s'écrase et c'est moi qui décide tout seul. Vexée, elle a fini par comprendre que le maitre à bord, le capitaine du navire, c'était ma petite gueule, et son comportement a changé. Ejecté de ma tête l'insupportable jiminy criquet pistonné par la bonne fée qui parasitait le gout du vin, du tabac et de tout ce qui peut rendre la vie pétillannte et mener tout droit dans les flammes punitrices de l'enfer (bouh) ! Ma conscience est devenue mon alliée. Elle me dit : " regarde, écoute, goute, parle...raconte ! " et moi, je regarde, j'écoute, je goute, je parle, et...je raconte. Voici en substance le but de ce blog : Raconter ce que je vois, et des choses, croyez moi en ce moment, j'en vois. Alors, à qui ce blog, que j'ai par un subtil jeu de mot qualifié de " terrestre" est-il suceptible d'interesser ? Personne à priori. Et je m'en contrefiche clairement. Je veux juste ne plus garder pour moi seul ces trésors qui se déroulent devant mes yeux au quotidien, je veux les raconter, et les lira qui voudra. Terrestre. Parce qu'avoir trop le nez dans la lune ( surtout en ce moment ) nous empêche de voir ce qui se passe à 5 mètres de soi !
En ce qui concerne la forme, j'ai encore rien décidé. La mise en page se fera au fur et à mesure, à l'envie. Photos ?  Vidéos ? On verra, tout simplement. Je suis impatient de commencer. Ca bout, ça mijote, et ça sent très très bon dans la marmite.


                                                                                                                                                                                            Mr Wem.
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